La mode: un destin

Geneviève Champagne a toujours su ce qu'elle voulait accomplir dans la vie: ouvrir et gérer une boutique vintage de vêtements et accessoires de qualité à bas prix. Pour cette passionnée de mode, le rêve était bien présent, mais inaccessible. « C'était un vrai fantasme pour moi, mais jamais je n'aurais cru que ça pourrait se réaliser ! », s'exclame-t-elle en riant. Mine de rien, Geneviève s'est dirigée à pas de géant vers la réalisation de son projet. Elle étudie en design et travaille dans de multiples magasins de mode, acquérant une belle expérience dans ce domaine.

Reconnue particulièrement pour ses talents et sa passion pour les étalages, Geneviève ne vit toutefois pas toujours de belles expériences professionnelles: « Je travaillais à un endroit qui ne me convenait pas du tout. J'étais malheureuse, alors j'ai quitté et j'étais sur l'assurance-emploi. J'ai eu l'impression de rencontrer un mur et je cherchais à m'occuper. Je suis une personne active qui a besoin de bouger ! » Un beau matin, elle reçoit une lettre déterminante: « C'était en fait une lettre que le gouvernement envoie aux sans-emploi » pour leur offrir des options, dont une est de devenir entrepreneur: « Je me suit dit: "Pourquoi pas ?" ». Très vite, elle suit une formation et monte un plan d'affaires. Son idée de magasin de vêtements vintage refait surface: « Je trouvais qu'il manquait de ce genre de magasin dans la Petite-Italie. » Diplômée du Collège Lasalle et prête à se lancer, elle ouvre la boutique vintage (Found)erie en octobre 2010.

Une mine de trouvailles

Dès l'ouverture, la réaction du voisinage a été très positive. De sa boutique où elle assure toutes les heures d'ouverture, Geneviève a la chance d'observer l'effervescence du quartier. « D'ici un an, ce sera vraiment l'endroit où vivre! Bref, c'est le nouveau Mile-End ! », nous affirme Geneviève, avec le sourire. Il faut dire que la vitrine du magasin attire l'attention et embellit le quartier. Geneviève a toujours des idées originales pour mettre en valeur les vêtements. « Mon inspiration, c'est l'art! J'adore m'occuper de l'aspect visuel d'un magasin. Dernièrement, les mannequins en vitrine avaient des têtes de chat! Ça a beaucoup attiré l’œil des passants: certains s'arrêtaient même pour prendre la boutique en photo ! »

Aussi jolie de l'extérieur qu'à l'intérieur, la (Found)erie présente une décoration originale qui met en valeur les vêtements présentés. Et il y en a vraiment pour tous les goûts et budgets! La boutique se concentre sur les produits destinés aux femmes, mais il arrive que les hommes puissent faire de belles trouvailles! En plus des vêtements en solde, on peut acheter des pièces très intéressantes de designers. La (Found)erie vintage offre aussi des bijoux, des souliers, des sacs, des foulards et de nombreux autres produits, au gré des achats de Geneviève. La propriétaire suit une idée de base et s'y tient: «Quand les gens viennent me vendre leurs vêtements, je vois tout de suite si ça correspond au style de la boutique. Je vais parfois faire mes propres achats pour compléter une collection. Une chose est sûre, tout est local !»

Seule à chaque étape de ce projet, Geneviève a tout de même décidé de collaborer avec différents créateurs. La première année, des meubles de matière recyclée, signés du designer et ébéniste Mitz Takahashi, ont complèté la décoration de la boutique. Ses créations ont côtoyé celles de la propriétaire qui a lancé sa propre ligne de meubles depuis: «Je m'amuse en créant des pharmacies pour la salle de bain à partir de valises et de tables vintage. Et je crée aussi des lampes!» Elle a également collaboré entre autres avec la créatrice Alicia Hattebuhr qui a fourni des vêtements travaillés à partir de tissus vintage. «J'ai envie de travailler avec plusieurs créateurs, pour donner chaque fois un souffle nouveau.» En plus des nouvelles collaborations, Geneviève a ouvert sa boutique en ligne. La (Found)erie est un endroit à découvrir et à redécouvrir grâce à un concept toujours respecté, mais constamment renouvelé.